
Crispin Muyololo Ndariloki, Coordonnateur national du BIDH. ©Ph., tiers
Le Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme en sigle BIDH s’insurge contre le projet de la révision ou changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Position exprimée ce samedi 18 juillet 2026 par son coordonnateur national au cours d’une interview accordée à la presse de Kindu. Pour Crispin Muyololo Ndariloko, la constitution actuelle ne bloque rien dans le développement du pays.
« Ma position est claire, c’est cette position de la population, de la vérité, de Dieu celle qui est contre la révision, le changement de la constitution. Je l’ai dit et je le dirais toujours que changer la constitution n’est pas la solution qui va améliorer le produit intérieur brut de la république, qui va améliorer l’indice de développement humain. L’opportunité n’existe pas. C’est un problème de travail » a-t-il dit.
Tout en énumérant les multiples résultats produits par différents gouvernements installés avec l’actuelle constitution, Crispin Muyololo Ndariloko déshabille ceux qui militent pour le changement de la loi suprême
« Prenons le cas de la province du Maniema, avec la même constitution nous avons vu des BUS classic coach, les gens faisaient un jour de Kindu à Kabambare, 450 kilomètres mais aujourd’hui c’est un problème. L’office des routes avait reçu des engins mais aujourd’hui il n’y a rien comme engins à l’office des routes. Avec la même constitution nous avons eu le goudron, des lampadaires, l’université de Kindu, le stade, la tribune centrale,…ce que ce n’est pas le problème de la constitution. Si certaines personnes mal intentionnées, manipulées veulent se cacher derrière la constitution, je trouve que la raison se trouve ailleurs » renchérit Crispin Muyololo Ndariloko.
Enfin, le coordonnateur national du bureau des inspecteurs des droits de l’homme pense que le projet de changement ou révision de la constitution constitue une stratégie afin de s’éterniser au pouvoir. Crispin Muyololo Ndariloko demande la population à ne pas suivre ceux qui militent pour ce projet et croire plus à l’opposition qui combat la révision ou changement de la constitution qu’il qualifie du « camp de la vérité » et ce, avant de saluer l’annonce de la tenue du dialogue national inclusif faite par le chef de l’Etat.
✍️ Deck’son Assani Kamango
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