
Me Stéphane Kamundala et les Présidents des comités des antennes de la SOCIMA. ©Ph., collage Le Vaquita, juin 2026
La coordination provinciale de la société civile forces vives du Maniema a été en réunion ce samedi 27 juin avec neuf de ses dix antennes de la province du Maniema. Ces assises ont eu lieu dans la salle Saint-Joseph de la procure du diocèse catholique de Kindu et ont débattu sur plusieurs points notamment l’insécurité dans les territoires et dans la ville de Kindu, l’état de lieu des antennes, la crise politique en province la situation générale du pays.
Au sujet d’insécurité en province et à Kindu, la SOCIMA indique que l’insécurité bat son plein dans les territoires où il existe les wazalendo. Et dans la ville de Kindu, cette structure citoyenne pointe du doigt accusateur les bandits et prisonniers qui sont dans la prison qui seraient auteurs de multiples cas de cambriolages à Kindu.
«Nous ne pouvons pas laisser des telles questions inaperçues. On a relevé les causes notamment, nous revenons à la situation datant. Il y a des criminels qui ont été libérés de la prison centrale par les services attitrés alors qu’ils sont criminels et qui opèrent. Le moment venu je vous donnerai les noms. Il y a des prisonniers qui sont dans la prison mais qui opèrent la nuit parce qu’on leur laisse le temps de passer la nuit à l’extérieur de la prison et ils reprennent la sale habitude» a dit Me Stéphane Kamundala, président de la SOCIMA.
D’un autre côté, la société civile forces vives du Maniema cite aussi quelques éléments de la police comme complices dans cette insécurité. Elle indique qu’elle ne voit aucune importance des téléphones cellulaires, des motorola et sifflets distribués par le gouvernement provincial auprès des chefs des quartiers, blocs et avenues. la SOCIMA menace d’inviter la population à se prendre en charge si cette insécurité n’est pas endiguée.
«Les services de sécurité qui doivent venir au secours à la population, plus de 60% sont complices des actes que la population connait. Nous venons d’identifier aussi la faiblesse du niveau de sécurité entre la police que l’armée. Nous estimons que la population est sacrifiée. A la population, en tout cas, la société civile reprend son chapeau et son courage de dénoncer en citant des noms, tous ceux qui sont derrière ces cas et si cela ne suffisait pas nous allons demander à la population d’utiliser les méthodes datant donc s’auto prendre en charge, passer des nuits dehors et quand on tombe sur un quelconque voleur, on sait comment on le traite» a conclu Me Stéphane Kamundala.
✍️ Deck’son Assani Kamango
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