
Professeur Docteur Léon Cyprien Ngandu wa Ngandu, Directeur Général de l’ISTM/Kindu, ©Ph., Le Vaquita, 2025
Défendue le 18 août 2026 à l’Université Pédagogique Nationale UPN en sigle, la thèse doctorale du chef de travaux Kibonge Pascal Désiré est contestée par l’institut supérieur des techniques médicales ISTM Kindu. Dans sa recherche en didactique des sciences de la santé, le récipiendaire a désigné l’ISTM/Kindu comme terrain d’enquête exclusif. Chose que n’entendent pas de cette oreille les autorités académiques de l’ISTM Kindu et dénoncent des violations graves dont est auteur Kibonge Pascal Désiré.
Dans un communiqué de presse signé par le directeur général de l’ISTM Kindu ce vendredi 21 août, quatre griefs majeurs sont reprochés au chercheur. C’est notamment un vide méthodologique absolu s’agissant de l’absence de protocole de recherche validé par l’équipe d’encadrement, l’absence d’approbation éthique délivrée par le comité national d’éthique de la santé ou par l’UPN, l’absence d’attestation de recherche universitaire délivrée par l’UPN, l’absence d’autorisation d’accès au terrain de collecte des données accordée par les autorités de l’ISTM Kindu et l’absence de consentement libre et éclairé signé par les participants.
Le document signé par le professeur docteur Léon Cyprien Ngandu wa Ngandu précise que l’ISTM Kindu n’a jamais été saisi, informé ni associé à aucune phase de la recherche pour la thèse doctorale de Kibonge Pascal Désiré.
Pour des violations graves d’éthique et légales, l’ISTM Kindu déplore l’empiètement de plusieurs textes légaux qui régissent l’enseignement supérieur et universitaire ainsi que les données personnelles. Ainsi pour l’ISTM Kindu, des fortes et légitimes présomptions de fraude scientifique, de fabrication de données, de falsification et/ou de plagiat penseraient sur la thèse doctorale de Kibonge Pascal Désiré. Selon cet Alma mater, ces violations constituent une atteinte grave à l’intégrité scientifique et à l’honnêteté intellectuelle requise dans l’enseignement supérieur, universitaire, la recherche scientifique et innovation.
À l’accusation portant sur une institution figée dans les méthodes transmises obsolètes, l’ISTM Kindu la rejette par un revers de main et épingle plusieurs ateliers de formation organisés jusqu’à ce jour et ses efforts dans l’application du nouveau système qui est le LMD.
Pour ce faire, le comité de gestion de l’ISTM Kindu demande à la rectrice de l’UPN de diligenter une enquête académique et scientifique approfondie sur les conditions de réalisation de cette thèse, d’ordonner la suspension ou l’annulation de la validation académique de la thèse tant que les présomptions de fraude scientifique ne seront pas levées. Outre ceci, l’ISTM Kindu exige du récipiendaire la production de toutes les pièces justificatives dont le protocole de recherche validé, l’avis du CNES, l’autorisation de collecte des données délivrée par l’UPN, l’autorisation d’accès au terrain de collecte accordée par les autorités de l’ISTM Kindu ainsi que les consentements libres, éclairés et signés des participants. À défaut, l’ISTM Kindu indique se réserver le droit d’engager une action en justice pour la réparation du préjudice porté à son image et à sa crédibilité scientifique.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse 👇




✍️ Deck’son Assani Kamango
Contactez la rédaction au :
+243 81 47 25 555
+243 97 52 04 008
levaquitainfo@gmail.com
assanidekson@gmail.com