
Me Stéphane Kamundala, Président de la Société Civile du Maniema. ©Ph., Le Vaquita, mars 2026
La marche pacifique programmée pour ce jeudi 19 mars à Kindu par la société civile forces vives du Maniema a été étouffée dans l’œuf par les services de sécurité. Ladite marche visait à contester la décision du Procureur général près la cour constitutionnelle portant le gel de tous les comptes bancaires des structures de la fondation Mapon notamment les cliniques hospitalières, les écoles maternelle, primaire, secondaire et l’université Mapon installées à Kindu.
Alors que les participants à ladite marche se rendaient déjà devant l’hémicycle de l’assemblée provinciale, point de départ, ces derniers ont vu un important dispositif sécuritaire être déployé sur ordre du gouverneur de province pour les empêcher à marcher. Face à cette situation, le président de la société civile forces vives du Maniema se dit sidéré et vivre dans un regret.
« Nous sommes sidérés, nous sommes vraiment au regret de constater que les droits et libertés fondamentaux consacrés par la constitution continuent à être violés par les personnes qui sont appelées à les protéger » a expliqué Me Stéphane Kamundala.
Tout en rappelant que sa structure a respecté la procédure d’organisation d’une marche dont saisir les autorités en les informant sur la manifestation, Me Stéphane Kamundala fait savoir qu’il n’a jamais reçu une quelconque lettre du gouverneur interdisant la marche. Pour lui, cette manière de réagir constitue un recul de la démocratie.
« Nous l’avons fait, d’ailleurs, à l’heure où je vous parle je n’ai pas encore reçu la lettre du gouverneur qui aurait interdit la marche. C’est quelque chose qui ne fait pas avancer le pays par le fait que les droits qu’on réclame c’est le droit à l’éducation, à la santé ; deux droits fondamentaux qui constituent le cheval de bataille du président de la république ».
Enfin, Me Stéphane Kamundala dénonce cette attitude et menace de couper l’accompagnement de sa structure au profit du gouverneur de province.
Deck’son Assani Kamango
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